Georges Frêche, un Grand Monsieur, ami des juifs et d’Israël

J’avais rencontré Georges Frêche alors que j’étais vice président de l’UEJF en 1982. Je suis indigné par ceux qui lui font porter aujourd’hui la casquette d’un judéophobe, parce que ce Monsieur est exactement l’inverse. 

Toute sa vie est le témoignage d’une véritable et sincère amitié à l’égard du peuple juif et d’Israël. Beaucoup de ceux qui se sont précipités sur une petite phrase malheureuse pour y voir la démonstration d’un quelconque antisémitisme sont pour la plupart eux-mêmes loin de l’intégrité de Georges Frêche sur ce sujet. 

Ce Monsieur est un énorme personnage qui ne vit pas forcément à la bonne époque, celle des faux semblants et du parler « médiatique ». Il est de ces hommes qui connaissent l’Histoire et qui seront toujours du côté de la justice et de ceux qui souffrent. 

Sa sortie sur Fabius est peut-être inadéquate, mais il s’en est expliqué  par courrier personnel  à Fabius écrivant que son propos « n’avait aucune connotation religieuse », que cette expression française signifiait « ne pas avoir confiance en quelqu’un », et je le crois, comme je sais qu’il n’est pas raciste.  

L’affaire est close, et que ceux qui veulent le détruire politiquement arrêtent d’inventer des « cabbales » à son encontre – Utilisant ce mot “cabbale”, peut-être quelques débiles viendront me traiter d’antisémite -  et aillent le combattre sur le terrain ou ils savent n’avoir aucune chance, celui des idées et des actes. 

Bernard Darmon

Pour finir, je vous laisse écouter un discours prononcé par Georges Frêche



Mohamed Al dura le parfait modèle de la désinformation et de la manipulation antisioniste.

Philippe Karsenty qui se bat depuis une dizaine d’année pour rétablir la vérité dans ce dossier nous informe que  Reuven Pedatzur, une des figures les plus respectées du quotidien israélien Haaretz, a publié un article remarquable sur l’Affaire al Doura :   

 L’image de Mohammed et Jamal Al-Dura se cachant derrière un fût de béton, dans le vain espoir d’échapper aux balles des soldats israéliens, est devenue le symbole de la cruauté et de la brutalité d’Israël et a donné de Tsahal l’image d’une armée assoiffée de sang, et agissant selon des normes illégitimes.

Les 55 secondes diffusées par France 2, la chaîne [nationale] de télévision française, au terme desquelles le journaliste, Charles Enderlin, déclara : « Mohammed est mort », ont ouvert « les vannes d’un énorme déluge de désirs de vengeance », pour reprendre les termes de Amos Arel et Avi Isacharoff, dans leur livre “La septième guerre”. 

Mohammed Al-Dura devint un martyr, le symbole de la lutte du peuple palestinien contre le conquérant cruel. Des timbres à l’effigie du père et du fils furent imprimés dans tout le monde arabe, et le nom de l’enfant fut donné à des rues. L’affaire Mohammed Al-Dura est une formidable victoire de la propagande palestinienne. Mais il s’avère qu’elle est aussi la plus grande et la plus incompréhensible carence de l’information israélienne. Carence, du fait qu’il y a suffisamment de preuves montrant que le récit de la mort de l’enfant n’a été qu’une mise en scène réalisée avec un art consommé par les Palestiniens.  Ce qui est inquiétant, dans toute cette affaire, c’est l’indifférence dont a fait preuve l’Israël officiel à l’égard des témoignages et des enquêtes qui se sont accumulés aussitôt après l’événement.

Le documentaire de la journaliste allemande, Esther Shapira, et l’enquête effectuée par l’homme d’affaires français, Philippe Karsenty, font naître le soupçon que le caméraman qui a réalisé le film transmis à France 2, a concocté l’histoire en concertation avec beaucoup de gens. Le témoignage du caméraman est rempli de contradictions. Il raconte que « les soldats ont tiré de sang-froid sur le père et son fils durant 45 minutes ». Or, si les soldats de Tsahal voulaient vraiment atteindre, « de sans froid », Mohammed et son père, ils auraient pu les éliminer en moins d’une minute. A la question portant sur le nombre de balles tirées dans leur direction, Abu Rahmah a répondu : « au moins quatre cents ». Sur les lieux, on peut voir clairement qu’il n’y a que huit trous dans le mur [auquel étaient adossés Mohammed et son père]. Karsenty a obtenu les rushes réalisés par Abu Rahmah et, lors de la projection des dix secondes filmées après que Enderlin ait déclaré : « Mohammed est mort », on voit l’enfant lever le bras et jeter un coup d’œil en direction de la caméra. Dans aucune des prises de vues du film on ne voit d’impacts de balles dans les corps du père et du fils, alors même que le père affirme avoir été lui-même atteint de douze balles et son fils de trois. On n’a pas trouvé la moindre goutte de sang sur le lieu de l’événement. Les funérailles de Mohammed Al-Dura ont rassemblé une foule de gens.

Toutefois, au témoignage du médecin qui l’a réceptionné, l’enfant qui a été enterré était arrivé à l’hôpital Shifa à dix heures du matin. Les tirs au Carrefour de Netzarim n’ont eu lieu qu’à 14 heures et Mohammed a été évacué  après 15 heures. Sur la photo qu’exhibe le médecin pathologiste de Gaza, on voit, certes, un enfant touché par des balles, mais ses blessures ne sont pas celles qu’a évoquées Jamal [le père de Mohammed]. Alors que le père témoigne que Mohammed a été atteint à la jambe droite, l’enfant de l’hôpital Shifa a été atteint à la jambe gauche. Un spécialiste de l’identification biométrique a comparé la photo de l’enfant inhumé avec celle de l’enfant du Carrefour de Netzarim, et il est arrivé à la conclusion qu’il s’agit de deux enfants différents. Jamal affirme que 12 balles ont percé son corps et exhibe publiquement les cicatrices de ses bras.

Mais Shapira a pu rencontrer le docteur Yehouda David, lequel témoigne qu’il a opéré Jamal six ans avant l’événement de Netzarim, et que les cicatrices que l’homme a montrées sont la conséquence de blessures au couteau. 

Et malgré tout cela, l’Israël officiel garde le silence. Pour une raison difficilement compréhensible, une occasion en or de mettre en doute la fiabilité de la version palestinienne concernant l’un des événements marquants de l’histoire du conflit, a été perdue. Tsahal se rend plus d’une fois coupable d’utilisation excessive de la force militaire, causant ainsi la mort de gens innocents. Mais quand il s’avère que, dans le cas des Al-Dura, les soldats de Tsahal n’ont pas tiré sur un enfant et son père, tant les responsables de l’information de Tsahal que le ministère des Affaires étrangères se taisent. De la sorte, Israël abandonne le champ de la communication aux Palestiniens, qui en font un usage sophistiqué, en profitant de la coopération des chaînes de télévision favorables à la cause palestinienne, comme c’est le cas de France 2.  
Reuven Pedatzur © Haaretz 
Traduction française : Menahem Macina pour debriefing.org 

Sur ce même sujet, je vous invite à lire également l'excellent article de Luc Rosenzweig dans le Jérusalem Post : Faut-il sauver le soldat Enderlin

Pour mémoire, Charles Enderlin a reçu la légion d’honneur le 14 juillet 2009 sur le contingent de médailles remises par le ministère des Affaires étrangères français.
Philippe Karsenty a alors informé les services de Bernard Kouchner de l’imposture médiatique que couvrait Charles Enderlin et il a pu présenter les preuves à certains membres de son cabinet ainsi qu’à de nombreux diplomates français en poste à l’étranger. Cela n’a rien changé. 
France 2, c’est la voix de la France.
Charles Enderlin a été honoré par l’Etat français malgré sa responsabilité écrasante dans l’imposture al Doura. 
Vous pouvez contacter le cabinet de Bernard Kouchner pour leur exprimer votre déception et votre réprobation (01 43 17 53 53). 



Jonathan Polard, oublié en prison depuis 25 ans.

Cette lettre ouverte au peuple d’Israël a été écrite par Jonathan Pollard depuis sa prison américaine (et mise en forme par sa femme Esther). Jonathan Pollard est un Israélo-américain. Condamné à perpétuité pour des activités commises au nom de la sécurité de l’Etat d’Israël, il purge sa 25e année de détention dans une prison américaine.

Pourquoi la vie d’un prisonnier israélien semble-t-elle si précieuse que les dirigeants israéliens sont prêts à renoncer à toute logique et morale pour la racheter ? Pourquoi la vie d’un autre prisonnier israélien est rejetée comme si elle était sans valeur ?

Pourquoi la vie d’un captif devient une telle priorité nationale, une urgence telle, que la sûreté et la sécurité de chaque citoyen israélien sont mises en péril ? Pourquoi la vie d’un autre captif ne porte-t-elle pas à conséquence ? Pourquoi, après des décennies de détention, des négociations pour sa libération n’ont jamais été entreprises ?

Sommes-nous, le peuple d’Israël, si incompétents, si dépourvus de volonté, de talent, d’imagination et de foi en Dieu que nous pensons vraiment que le seul moyen d’obtenir la libération de l’ancien captif est de payer un prix si exorbitant qu’il renverse l’imagination ?

Croyons-nous vraiment que la libération de dangereux terroristes et assassins est une réponse rationnelle ? Sommes-nous, le peuple d’Israël, tellement dépourvu de vision que nous ne comprenons pas que négocier la vie d’un prisonnier, alors que nous prions pour la libération d’un autre, éloigne les bénédictions et apporte la honte et le déshonneur sur chacun d’entre nous ?

Sommes-nous, le peuple d’Israël, victimes d’un tel lavage de cerveau politique que nous ne pouvons voir que, dans les deux cas, un simple opportunisme de gouvernement moralement en faillite ? N’est-ce pas l’accomplissement de la Mitsva de “pidyon shvuyim” ?

Aussi longtemps que les dirigeants israéliens montreront la volonté unanime d’exploiter le sauvetage d’un prisonnier pour servir leurs fins politiques, tout en ignorant délibérément un autre captif, il ne peut y avoir ni honneur national, ni amour-propre national. Il n’y a qu’opportunisme politique et égocentrisme.

Ceux qui sont capables de fermer les yeux face à la vérité, et de suivre les “chefs” d’Israël dans ce plan inique conduisant à libérer les forces du mal, en autorisant les architectes de meurtres en masse à quitter les prisons israéliennes, mettant en danger leurs propres vies, et celles de leurs proches.

Ceux qui ne s’expriment, ni ne protestent contre la politique d’Israël, la sélectivité et le caractère immoral de ses sauvetages, mettant en danger la vie de tous les citoyens, doivent savoir qu’ils sont complices de cet acte criminel.

Il est douloureusement clair que les principaux médias d’Israël ont empêché tout débat rationnel sur la question, tout comme ils ont, pour leurs propres raisons, apporté leur soutien au lâche abandon de l’ancien captif par le gouvernement.
La conscience morale ne nous permet cependant pas de garder le silence.

Si nos paroles ne sont pas entendues aujourd’hui, ainsi soit-il. Le temps viendra où elles seront entendues. Nous espérons seulement que d’ici-là, il ne sera pas trop tard.

Pour connaître les faits concernant cette affaire, vous pouvez vous rendre sur le site de soutien à Polard:

http://www.freepollard.net/french/

Vous pouvez également protester auprés des gouvernements israéliens et américains:

http://www.freepollard.net/french/protestation_fr.html

 



Haïti: Les mots sont dérisoires

Devant une catastrophe naturelle de l’ampleur du tremblement de terre survenu à Haïti, tous les mots sont dérisoires.

Les images parlent d’elles-mêmes, et l’hôpital « Shalom » mis en place par l’armée israélienne au milieu de cette tragédie est l’honneur d’Israël et du judaïsme. C’est dans cet hôpital que dans la nuit de samedi à dimanche à 2h30 du matin, une femme enceinte de 8 mois donne la vie à un petit garçon qu’elle a nommé Israël.

 

 

« Solidarité d’un petit pays au grand cœur » a dit Benyamin Netanyahou 

 



Serge Klarsfeld : “Il n’y a aucune raison pour que Pie XII ne devienne pas saint”

Interview donnée à l'hebdomadaire LePoint:

Que pensez-vous de la prochaine béatification de Pie XII ?
Serge Klarsfeld : C’est une affaire interne à l’Église ! Je pourrais presque dire que cette décision me laisse assez indifférent. Il n’y a aucune raison pour que Pie XII ne devienne pas saint ! En revanche, une chose me heurte davantage : la publication des lettres antisémites de Céline dans La Pléiade, chez Gallimard. Même si Louis-Ferdinand Céline est considéré comme un génie littéraire, je trouve cela choquant. Et puis, si l’on parle beaucoup de Pie XII, pourquoi ne regarde-t-on pas aussi le général de Gaulle ? Il est considéré comme un saint en France ! Eh bien, lors de l’été 1942, après la rafle du Vel’ d’hiv, le général de Gaulle n’a pas élevé la voix. Pourtant, par la suite, de nombreuses autres rafles ont suivi, menées uniquement par des uniformes français et organisées par l’administration préfectorale ! Le général de Gaulle n’a pas élevé la voix pour avertir par exemple : ’Fonctionnaires, si vous arrêtez les juifs, vous serez arrêtés et traduits en justice !’

Quel est votre jugement sur la position de Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale ?
Pie XII a joué un rôle déterminant contre Hitler, mais aussi dans la lutte contre le communisme en Europe de l’Est. Le Polonais Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II, est né de la volonté de Pie XII de lancer ce mouvement de résistance. Le rôle de Pie XII a aussi été diplomatique et idéologique : il a été le rédacteur de l’encyclique de 1937 condamnant le nazisme et publiée par son prédécesseur.

Pourtant, on reproche à Pie XII son silence pendant la Shoah…
Tout cela est très difficile à apprécier. N’occultons pas que Pie XII a eu des gestes discrets et efficaces pour aider les juifs. Citons par exemple ce qui s’est passé à Rome. Un millier de juifs ont été arrêtés lors d’une rafle-surprise. Pie XII n’a pas protesté à voix haute, mais il a demandé aux établissements religieux d’ouvrir leurs portes. Résultat : des milliers de juifs ont pu être sauvés. Alors que si Pie XII avait élevé la voix, quelles auraient été les conséquences ? Est-ce que cela aurait changé les choses pour les juifs ? Probablement pas. Déjà, ses déclarations pour défendre les catholiques n’ont pas été entendues puisqu’en Pologne deux millions de catholiques ont été tués. Néanmoins, une prise de parole publique aurait sûrement amélioré la propre réputation de Pie XII aujourd’hui.

Au sein du monde juif, certains sont plus virulents que vous…
Quelques-uns, comme moi, essaient de regarder quels étaient la réalité historique et le contexte de l’époque. En revanche, d’autres ne pensent pas une seconde aux milliers de catholiques tués, mais en priorité aux rabbins et aux juifs massacrés pendant la Shoah. Mais le pape, c’est avant tout le pape des catholiques. La priorité de Pie XII était de protéger les catholiques des régimes nazi et communiste.

Alors que pensez-vous de cette polémique ?
Cette controverse ne me surprend pas. Elle me paraît assez normale dans la mesure où les archives du Vatican n’ont pas été ouvertes malgré des promesses. Il s’est quand même passé plus de 60 ans depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les archives devraient être libres d’accès pour que l’on constate, par nous-mêmes, quels ont été les gestes et la réaction de Pie XII.
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-12-23/interview-serge-klarsfeld-pie-xii-a-joue-un-role-determinant-contre-hitler/920/0/407982

 

Le 10 mai  dernier à la veille du voyage du Pape en Israël, j’avais écrit au sujet de Pie XII

http://bernarddarmon.unblog.fr/2009/05/10/retablir-la-verite-sur-pie-xii/

Les dirigeants communautaires seraient bien inspirés de réfléchir avant de parler, et au moins se renseigner auprés de spécialistes comme Serge Klarsfeld.

Merci à Monsieur Klarsfeld d’avoir parlé



Obama, la guerre, la paix, le droit, et les juifs.

La guerre et la Paix sont décidément des notions infiniment relatives qui s’apprécient selon celui qui en parle, ceux qui écoutent, et le Temps où elles sont dites.

Obama a reçu le Prix Nobel de la Paix, et l’occasion lui fut ainsi donnée de faire un discours que le monde entier applaudit. Je me suis laissé aller à reprendre le discours d’Obama, en appliquant ses idées sans les trahir  au conflit israélo-arabe.

Obama à Oslo

 “Je suis le commandant en chef d'une nation engagée dans deux guerres. L'une de ces guerres touche à sa fin. L'autre est un conflit que l'Amérique n'a pas voulu, dans lequel nous sommes engagés avec 43 autres pays, dont la Norvège, pour nous défendre et défendre tous les pays de nouveaux attentats.”

Vous avez raison, et admettez alors Monsieur Obama que lorsque Israël réagit pour défendre ses citoyens d’attentats meurtriers ce n’est pas de l’agression, et quand Israël construit une clôture de sécurité pour préserver ses citoyens, c’est une mesure indispensable et non du racisme.

 “Nous sommes en guerre, et je suis responsable du déploiement de milliers de jeunes Américains partis se battre dans une terre lointaine. Certains tueront, d'autres seront tués. Alors je viens ici avec le sens aigu du coût d'un conflit armé, plein de questions difficiles sur les rapports entre guerre et paix, et nos efforts pour remplacer l'une par l'autre.” 

Les juifs israéliens se battent, tuent et sont tués sur une Terre qui n’est pas lointaine, la Terre où ils vivent, où ils élèvent leurs enfants, où ils rient et pleurent, une terre qui est ancrée dans leurs cœurs, dans leurs esprits, dans leurs mémoires, et dans leurs âmes.  

“Je me réserve, comme tout chef d'Etat, le droit d'agir unilatéralement si nécessaire pour défendre mon pays.”

Vous rappelez avec bon sens que l’autodéfense est un Droit de l’Homme et un Droit des peuples. Dans le cas d’Israël, il ne s’agit pas uniquement de se défendre. Depuis 1948 il a fallu agir unilatéralement  pour Vivre tout simplement, et agir pour lutter contre ceux qui nient l’existence même d’une nation juive.

“Nous devons repenser les notions de guerre juste et les impératifs d'une paix juste. (…) Nous devons commencer à admettre la dure réalité: nous n'éradiquerons pas le conflit violent de notre vivant. Il y aura des moments où les pays, agissant individuellement ou de concert, considéreront que l'usage de la force est non seulement nécessaire mais moralement justifié.”  

Comme vous, je souhaite mais ne sais si le conflit israélo-arabe sera éradiqué de notre vivant, et comme vous je pense qu’il est moralement  justifié de combattre ceux qui veulent vous détruire, ceux qui au prix de falsifications quotidiennes des faits, déguisent des agresseurs terroristes en pauvres victimes civiles au milieu de populations misérables qu’ils entretiennent par simple idéologie morbide.

 “Ma présence ici étant la conséquence directe de toute l'œuvre Dr King, je suis l'héritage vivant de la force morale et de la non-violence (…) Mais en tant que chef d'Etat ayant prêté serment de protéger et défendre mon pays, je ne peux être guidé par leurs seuls exemples (…) Je ne peux rester sans rien faire face aux menaces pesant contre le peuple américain.” “Car ne nous trompons pas: le mal existe dans le monde. Un mouvement non-violent n'aurait pas pu arrêter les armées d'Hitler. Les négociations ne peuvent pas convaincre les dirigeants d'Al-Qaïda de déposer les armes.”

Vous avez encore raison Monsieur Obama, les dirigeants israéliens ne peuvent rester sans rien faire face aux menaces pesant contre le peuple juif à la fois en Israël, foyer de sa renaissance nationale, mais aussi partout dans le monde si c’est nécessaire. Nous sommes les rescapés de ceux qui n’avaient pas d’armée pour les défendre.

 “Quelles que soient nos erreurs, les faits sont là: les Etats-Unis d'Amérique ont aidé à garantir la sécurité du monde pendant plus de six décennies avec le sang de nos citoyens et la force de nos armes. Alors oui, les instruments de la guerre ont un rôle à jouer dans la protection de la paix. Et pourtant cette vérité doit coexister avec une autre: la guerre, pour justifiée qu'elle soit, est la promesse d'une tragédie humaine.”

Encore juste monsieur le Président, quelles que soient les erreurs israéliennes et il y en eut, le sang des soldats tombés sans oublier le sang des civils ont servi à préserver au Proche-Orient un foyer de liberté et d’indépendance pour des juifs qui furent chassés de leur terre, exilés, convertis de force, humiliés, bannis, et massacrés. Depuis 61 ans il existe un état juif qui défend les juifs comme c’est le cas pour les américains, les français. On se demande néanmoins si l’objectif des dirigeants palestiniens, qui lorsqu’ils ont disposé de territoires autonomes et de beaucoup d’argent, ont  laissé leur peuple dans la misère  préférant acheter des missiles que construire des écoles, relève des mêmes considérations que les nôtres.

 “Je crois que la force peut être justifiée par des raisons humanitaires (…) L'inaction déchire notre conscience et peut mener à une intervention ultérieure plus coûteuse. C'est pourquoi tous les pays responsables doivent reconnaître le rôle que peut jouer l'armée dotée d'un mandat précis pour protéger la paix.”

Bien reçu Monsieur Obama, à la lumière de votre propos, on comprend mieux que  les juifs ont mis trop de temps à comprendre l’urgence pour eux d’une renaissance nationale, et l’Europe comme les pays arabes sont les témoins des sacrifiés parcequ’aucune armée n’était là pour les défendre.

“La paix n'est pas seulement l'absence de conflit visible. Seule une paix juste fondée sur les droits inaliénables et la dignité de chaque individu est vraiment durable (…) Une paix juste ne suppose pas seulement des droits civiques et politiques, elle doit inclure la sécurité économique et des débouchés.”

Monsieur Obama chapeau bas ! Vous atteignez des sommets. Il faudra expliquer au Monde que l’Etat d’Israël n’est pas la compensation des « dommages » subis par les juifs pendant l’Holocauste, mais bien le fruit d’un Droit inaliénable. Comment pourrions-nous imaginer une quelconque Paix au proche orient  si le Droit inaliénable des juifs à diriger leur destin au sein de leur nation sur leur terre ne leur est pas reconnu. La Paix entre français et allemands aurait-elle pu intervenir si les négociateurs allemands avaient été des nostalgiques d’Hitler et du troisième Reich ? Comment faire la Paix avec des leaders arabes qui  pensent que la création d’un  énième état arabe est plus légitime que la survie du seul état juif ? Comment faire la Paix avec le modéré Mahmoud Abbas qui ne peut envisager le caractère juif de l’état d’Israël ?

“Aucune guerre sainte ne sera jamais une guerre juste (…) Une vision aussi pervertie de la religion n'est pas seulement incompatible avec le concept de la paix mais aussi avec le but de la foi, car la règle au cœur de chacune des grandes religions est que nous traitons les autres comme nous voudrions qu’ils nous traitent.”          

 Monsieur Obama, vous devez être juif ! La Bible avant tous les démocrates avait institué la séparation des pouvoirs, il est dit : « les prêtres et les lévites, toute la tribu de Lévi, n'auront ni part ni héritage avec Israël, pas de “part” dans le butin, ni d'héritage” dans la terre ».   Nous fêtons en ce moment la fêter de Hanoukka qui commémore l’histoire d’une victoire militaire, celle des Hasmonéens sur les grecs qui venaient combattre bien loin de leur pays.

Les Hasmonéens qui ont combattu les grecs sont des prêtres (Cohanim) de la Tribu de Levi. Selon la Thora, un Cohen qui tue un homme, même par inadvertance perd sa nature de Cohen et ne peut plus bénir.  Il leur est absolument interdit de faire la guerre.  Mais à cette époque, Mattathias, le grand prêtre suivi par ses enfants mena le combat  victorieux contre les grecs, et notre présence aujourd’hui constate le bienfondé de cette décision qui permit aux juifs de sauvegarder leur identité. Le problème est qu’après cette victoire, les descendants des Hasmonéens ont bravé un autre interdit : alors qu’ils étaient détenteurs du pouvoir spirituel ils ont continué de régner politiquement contrairement à l’interdiction qui leur était imposée de séparation des pouvoirs.  Ils étaient le Pouvoir, et vous avez parfaitement raison, rien n’est plus dangereux qu’un pouvoir politique au nom de Dieu, puisqu’il est forcément totalitaire.  Le peuple juif a payé un lourd tribu  à l’erreur de leurs prêtres puisque c’est cette faute dramatique, cet abus de pouvoir contre nature, qui fut le début de la catastrophe qui déchira le peuple juif, engendra la haine gratuite, la guerre des juifs et mena moins de 250 ans plus tard à la destruction du second Temple de Jérusalem et à l’Exil.

Monsieur Obama, j’étais plutôt réservé après votre élection au Prix Nobel de la Paix, mais j’ai changé d’avis, et formule les vœux en cette année 5770, que les lumières de Hanoukka éclairent votre cœur, votre esprit, et qu’à la suite de ce brillant discours vous cessiez d’affirmer que le conflit israélo-arabe est un conflit territorial.  Mettez en application vos principes, cessez de faire pression sur les dirigeants israéliens et dites au monde  qu’il s’agit  simplement de la reconnaissance du Droit inaliénable de la nation juive sur sa Terre.

Bernard Darmon



Ce que vous ne lirez jamais dans la presse

La municipalité de Jérusalem prépare actuellement la construction de 5000 nouvelles unités de logements pour la population arabe de Jérusalem, à l’Est de la ville :

• A Tel Edasa, au nord de la partie Est, 2 000 nouvelles unités sont en attente de validation par les Comités Locaux et de Quartiers ;
• A Aswahara, les discussions des Comités portent actuellement sur 2 500 unités;
• A Dir Al-Amud et Al-Muntar (quartiers de Beit Tsafafa), 500 unités supplémentaires de logement en sont déjà à un stade de planification avancée ;
• A Jebel Mukhaber, l’approbation du Comité de Quartier permettra la construction de 172 unités, parmi lesquelles des établissements publics
• A Abu Tor et Tzur Bahker, les discussions portent sur 2 unités comportant respectivement 50 et 72 logements.
 
La municipalité de Jérusalem entérine des décisions de justice et fait valoir la législation en la matière au titre desquelles les solutions de construction et des services municipaux améliorant la qualité de vie des résidents de la partie orientale de la ville.

Le maire, Nir Barkat, a souligné combien la municipalité aspire à travailler sur les besoins de tous ses résidents et autorise la construction de ces nouveaux logements dans plusieurs quartiers afin d’y attirer de jeunes professionnels disposant d’un capital pour procéder à l’achat de ce type d’appartements : « Il existe une demande à Jérusalem pour que soient construites de nouvelles unités de logement dans
la ville. La municipalité s’emploie à aller au devant des attentes de ses résidents, aussi bien Juifs qu’Arabes. »

 La municipalité de Jérusalem réunifiée dont la majorité du conseil municipal est juif n’a cessé depuis 1967, et continue de construire pour les juifs comme pour les arabes. 

C'est le genre d'information que vous ne lirez jamais dans la presse mondiale. 

On voudrait donc qu’à Jérusalem, les seules constructions illégales soient celles des juifs ! 

Bernard Darmon



Abraham avait entendu Obama

Pour les juifs, il existe 4 villes saintes dans le monde.

Hébron en Judée représente la Terre, Tibériade en Galilée représente l’eau, Safed en Galilée est associée à  l’air, et Jérusalem qui porta en elle le Temple de Jérusalem avec le  « saint des saints » représente  le Feu.

Historiquement, c’est Hébron qui devint en premier la possession d’Abraham. (Genese, chapitre 23) Je laisse le texte biblique dans son intégralité car il est impressionnant :

” La vie de Sara fut de cent vingt-sept ans; telle fut la durée de sa vie. 2 Sara mourut à Kiryath-Arba, qui est Hébron, dans le pays de Canaan; Abraham y vint pour dire sur Sara les paroles funèbres et pour la pleurer. 3 Abraham, ayant rendu ce devoir à son mort alla parler aux enfants de Heth en ces termes: 4 ”Je ne suis qu'un étranger domicilié parmi vous: accordez-moi la propriété d'une sépulture au milieu de vous, que j'ensevelisse ce mort qui est devant moi.” 5 Les enfants de Heth répondirent à Abraham en lui disant: 6 ”Écoute-nous, seigneur! Tu es un dignitaire de Dieu au milieu de nous, dans la meilleure de nos tombes ensevelis ton mort. Nul d’entre nous ne te refusera sa tombe pour inhumer ton mort.” 7 Abraham s'avança et se prosterna devant le peuple du pays, devant les enfants de Heth, 8 et il leur parla ainsi: “Si vous trouvez bon que j'ensevelisse ce mort qui est devant moi, écoutez-moi: priez en ma faveur Éfron, fils de Cohar, 9 pour qu'il me cède le caveau de Makpéla qui est à lui, qui se trouve au bout de son champ; qu'il me le cède pour argent comptant, comme propriété tumulaire au milieu de vous.” 10 Éfron siégeait parmi les enfants de Heth. Éfron le Héthéen répondit à Abraham en présence des enfants de Heth, de tous ceux qui étaient venus à la porte de sa ville et dit: 11 ”Non, seigneur, écoute-moi, le champ, je te le donne; le caveau qui s'y trouve, je te le donne également; à la face de mes concitoyens je t'en fais don, ensevelis ton mort.” 12 Abraham se prosterna devant le peuple du pays 13 et parla ainsi à Éfron en présence du peuple du pays: “Ah! s'il te plaît, écoute-moi: j'offre le prix de ce champ, accepte-le, que j'y puisse enterrer mon mort.” 14 Éfron répondit à Abraham en lui disant: 15 ”Seigneur, écoute-moi: une terre de quatre cents sicles d'argent, qu'est-ce que cela entre nous deux? Enterres-y ton mort.” 16 Abraham écouta Éfron et lui compta le prix qu'il avait énoncé en présence des enfants de Heth: quatre cents sicles d'argent, en monnaie courante. 17 Ainsi fut dévolu le champ d'Éfron situé à Makpéla, en face de Mamré; ce champ, avec son caveau, avec les arbres qui le couvraient dans toute son étendue à la ronde, 18 à Abraham, comme acquisition, en présence des enfants de Heth, de tous ceux qui étaient venus à la porte de la ville. 19 Alors Abraham ensevelit Sara, son épouse, dans le caveau du champ de Makpéla, en face de Mamré, qui est Hébron, dans le pays de Canaan. 20 Le champ, avec le caveau qui s'y trouve, fut ainsi adjugé à Abraham, comme possession tumulaire, par les enfants de Heth.”

La précision de la Bible sur cette acquisition est parfaitement hallucinante.  L’achat de Hebron est destiné à enterrer Sarah la femme d’Abraham, qui est  la mère d’Isaac, et la grand-mère de Jacob (Israël).

Aucune ambigüité sur la destination des lieux. Abraham a eu d’autres femmes, dont Agar la mère d’Ismaël. Mais c’est bien pour pouvoir mettre en terre dignement la mère d’Israël que le patriarche voulut acheter ce terrain.

La multitude de détails et l’insistance d’Abraham pour acquérir à prix d’argent cette Terre relève d’une véritable prophétie sur l’actualité immédiate concernant le conflit entre les descendants de Sarah et ceux d’Agar.

Le fait que cette transaction se soit faite devant de nombreux témoins ajoute à l’extrême précaution d’Abraham sur d’éventuels futurs objecteurs au sujet du titre de propriété de Hébron.

Abraham le prophète et nous tous aujourd’hui savons bien que le conflit entre israéliens et palestiniens n’est pas territorial.

Si c’était le cas, il y a bien longtemps que la Paix règnerait dans cette région : En 1948, Israël avait accepté le partage de la terre pour deux états, mais point de Paix. Jusqu’en 1967, aucun « territoire occupé », et  toujours pas de Paix. Aujourd’hui et demain, on continuera d’expliquer que cette terre fut colonisée par les juifs.

Le texte biblique fait froid dans le dos : c’est comme si Abraham savait que cette Terre serait contestée aux enfants d’Israël.

Comme si Abraham avait entendu Obama, Sarkozy et les autres expliquer à Israël que la condition pour la Paix était « l’arrêt des implantations ».  

Aujourd’hui on voudrait nous faire croire que le problème est territorial.

 Il ne l’est pas !

Dans cette ville de Hébron, fut enterrée Sarah, mais aussi Abraham et les autres patriarches.

A l’emplacement de ce tombeau, il y a une synagogue, une mosquée et même les restes d’une église construite par les Croisés.

Alors si le conflit n’est pas territorial, quel est-il ?

C’est un problème d’héritage et  de tolérance. Même si la politique fait son chemin et que demain des territoires étaient donnés aux arabes pour faire un état indépendant, le conflit ne serait pas réglé. Il le sera le jour où les arabes reconnaîtront aux juifs le Droit à l’Héritage d’Abraham, et le jour où les juifs accepteront  les enfants d’Ismaël comme héritiers d’Abraham.

Juifs et arabes sont les fils d’Abraham et doivent vivre ensemble à Hébron ou ailleurs.

Il n’y a pas le choix.

Bernard Darmon

 



Empêcher les israéliens de judaïser Jérusalem.

Obama l’a dit, c’est donc vrai.  On l’entend partout, c’est repris en cœur par la totalité des analystes : Le principal obstacle à la Paix, c’est la colonisation, la construction israélienne dans les territoires conquis en 1967, y compris à Jérusalem. Si les israéliens stoppaient leurs implantations, la Paix serait signée avec les arabes. 

Attardons-nous uniquement sur le cas de Jérusalem, dont les leaders arabes prétendent qu’elle est en train de s’enjuiver, et qu’Israël coloniserait Jérusalem ? Revenons sur des données vérifiables. 

Depuis 1864, les juifs sont majoritaires à Jérusalem. En 1949, à la suite de l’invasion des armées arabes contre Israël, L'accord d'armistice entre Israël et la Jordanie fixe non pas des frontières définitives entre les parties, mais simplement des lignes de démarcation militaires. Cela signifie que lorsque la guerre des 6 jours éclate en 1967, il n’y a aucune frontière légale à Jérusalem, mais une simple ligne de démarcation, comme celle qui séparait la zone libre de la zone occupée en France en 1940. Pour cette même année 1967, rappelons qu’il y avait à Jérusalem 263 307 habitants dont 195 700 Juifs (74 %) et 54 963 Arabes (21 %). Aujourd’hui, et malgré ce que le monde arabe nomme la judaïsation de Jérusalem, la proportion des juifs est en baisse, passant à 67% contre 33% de non juifs. 

Evolution de la population de Jérusalem depuis 1838 

Année  Juifs  Musulmans  Chrétiens 
1838  6000  5000  3000 
1844  7120  5760  3390 
1876  12000  7560  5470 
1909  45000  12000  10200 
1948  99320  36680  31300 
1967  177000  68000  21300 
1990  353200  124200  14000 
2005  464200  232370  14800 

Il est surprenant que le monde s’acharne à prétendre que les juifs chassent les arabes alors que leur population est en constante augmentation ! 

Lorsque les arabes ont chassé les juifs de Jérusalem en 1948, il en a résulté une baisse drastique des juifs dans la vieille ville. http://lessakele.over-blog.fr/article-1948-l-expulsion-des-juifs-de-jerusalem-par-les-armees-arabes-37735707.html 

Au delà de la démographie de la Ville de Jérusalem il y a son Histoire, et sa symbolique planétaire.  Selon la Bible, c’est à Jérusalem sur le Mont Moriah, le Mont du Temple, (appelé de nos jours l’esplanade des mosquées) que Dieu créa Adam le premier homme. C’est là qu’Abraham fut empêché de sacrifier Isaac, c’est encore là que Jacob fit le rêve de l’échelle où les anges montaient et descendaient. C’est à la suite de ce rêve qu’on lui donna le nom d’Israël. C’est aussi à cet endroit que le juif Jésus fut crucifié.  Notons que pas une seule fois le nom de Jérusalem n’est cité dans le Coran alors qu’il figure plus de 700 fois dans l’ancien testament. Jérusalem fut la capitale du royaume de David en 1312 avant JC, soit plus de 2000 ans avant l’apparition de l’Islam.  Pas un jour depuis 2000 ans n’est passé sans que des millions de juifs dans le monde ne prient pour la reconstruction de Jérusalem. 

Rappelons que ce sont les juifs qui en 1918, 30 ans avant la création de l’Etat d’Israël, alors que Jérusalem était occupée par les britanniques, qui construisirent l’Université Hébraïque de Jérusalem sur le Mont Scopus (à l’est de la ville) devenue aujourd’hui avec ses presque 25 000 étudiants, un pôle universitaire d’excellence reconnu dans le monde entier, et où étudient plusieurs milliers de jeunes arabes israéliens venus de tout le pays. 

Il y a quelques jours, en Israël, la presse a fait grand bruit du rapport du Dr Nathanson qui prédit que dans 20 ans la majorité des habitants de Jérusalem sera arabe. Ce genre de rapport n’est ni le premier ni le dernier qui prédit l’irréalisme de la renaissance nationale juive. On a prédit depuis le début du sionisme que les juifs seraient minoritaires sur cette terre, ou que l’Etat des juifs serait prochainement détruit par ses voisins arabes. Mais rien de ce qui se passe dans cette région depuis 150 ans n’est rationnel. David Ben Gourion qu’on interrogeait sur les dangers qui menacent Israël, répondit : « Celui qui ne croit pas aux miracles n’est pas réaliste ». 

Jérusalem est universelle en ce sens que les valeurs qu’elle a engendrées sont une partie de l’Histoire de l’Humanité.  Aujourd’hui et pour la première fois depuis le  temps du Roi Salomon, elle est redevenue la capitale d’une nation qui enrichit le monde par son dynamisme et son savoir et qui les développe comme au temps de sa splendeur.  Jérusalem, Yirushalaïm, veut dire Ville de la Paix.  La propagande honteuse de certains mouvements islamistes voudrait faire revenir cette ville au moyen-âge. Les appels à la guerre sainte de certains responsables religieux musulmans tirent leur légitimité de l’écho des déclarations politiques niant le Droit des juifs à habiter cette ville. 

Devant la plus grande église du Moyen-orient, lieu de pèlerinage de tous les pèlerins chrétiens, ce sont eux qui ont placé juste devant la basilique de l’annonciation à Nazareth cette pancarte que j’ai photographié le 15 octobre dernier, et où est inscrit : « Quiconque suivrait une religion autre que l’Islam ne sera pas accepté et sera perdant dans le monde futur » Saint Coran.

photosoctobre2009israel029.jpg

Pour la première fois depuis 2000 ans, tous les croyants du monde sont libres de venir se ressourcer et prier à Jérusalem, y compris les musulmans qui contrôlent leurs lieux saints. 

Obama qui vient d’être nommé prix Nobel de la Paix devrait admettre les faits.  Il serait bien inspiré d’aider les israéliens (juifs et arabes) à magnifier l’unification de Jérusalem qui est la ville la plus pauvre d’Israël. Son développement démographique général (juif et arabe), ainsi que son statut retrouvé de « capitale » sont une chance pour les israéliens juifs et arabes et pour le monde. Lorsque les juifs dans une synagogue sortent la Thora, ils prononçent la phrase suivante :

«  De Sion sort la Thora, et la parole de Dieu de Jérusalem »

Bernard Darmon 



Jacques Attali et les censeurs juifs communautaires

Je n’aime pas particulièrement Jacques Attali. Il est cultivé, intelligent, et  brillant dans de nombreux domaines, mais je le trouve pédant, imbu de sa personne, et particulièrement méprisant.  Pour tout dire, il dégage une telle satisfaction de lui-même qu’il me gave. 

J’ai lu sa dernière interview dans le journal israélien Haaretz. A la question de savoir s’il existe un problème antisémite en France, Attali répond qu’il n’existe pas de problème, mais qu’il existe en France comme partout des antisémites dont certains connus. Il ajoute que ce n’est pas un problème d’ampleur nationale. Il affirme après que ceux qui placent l’antisémitisme en France comme un problème national relève de la propagande israélienne.  

Jacques Attali, n’a jamais caché sa judéité et même un ”certain” soutien à Israël. Je ne suis pas d'accord avec ses analyses et ses conclusions, mais ce n'est pas ici le sujet. 

Attali a droit de donner son avis lorsqu’un journaliste israélien lui pose des questions. Et critiquer ses réponses est un droit. J'ajouterai que c'est même salutaire. 

Mais les réponses d’Attali sont-elles à ce point « idiotes » pour que le Vice Président du FSJU et du Consistoire s’en prenne à lui avec autant de mépris et d’intolérance? (sans parler des fautes de français) :  

« …Ne renforcez pas les préjugés qui de tout temps veulent faire du juif un citoyen suspect !  N’ajoutez pas votre voix à celles de ceux qui par leur  « propagande » construisent chaque jour un mur de la calomnie qui ferait d’Israël le « juif des nations » Israël est une belle démocratie et un merveilleux pays qui n’a pas besoin de mensonge pour attirer des regards admiratifs et fraternels  . Israël n’a pas besoin de « propagande «  pour attirer les juifs ! M. ATTALI, ressaisissez-vous, ne devenez pas un juif du ghetto qui cherche à tous prix à plaire !  Aidez notre pays, la France, à ce battre contre les vieux démons Vous aimez la France et moi aussi et ces pour elle qu’il ne faut pas mentir.  Ignorer le mal n’est pas en guérir. ..»  

Lorsque des dirigeants communautaires sans aucune analyse circonstanciée ne font que répendre les habituels clichés, traitant l'homme  de «menteur » ou de « juif du ghetto qui cherche à plaire », cela relève d’une censure folle. 

Leur fonction devrait les obliger à plus de retenue et de dignité. Il est temps que ceux qui parlent au nom des juifs de France comprennent à quel point leurs réactions sont contreproductives pour la cause qu’ils pensent défendre.

 

 Bernard Darmon 

L'interview de Jacques Attali:

http://jssnews.com/2009/10/27/linterview-de-jacques-attali-qui-crea-la-polemique/