• 19 novembre 2015 - Par bernarddarmon

    Origine :

    Après la chute du mur de Berlin, un occident arrogant a pensé que le Monde lui appartenait.
    Les USA en tête, les « stratèges » ont estimé qu’à la suite de l’effondrement de « l’ennemi soviétique »,  plus aucune résistance ne serait en mesure de stopper leur impérialisme économique.
    C’est ainsi que furent déclarées des guerres en Irak, au Kosovo, en Afghanistan, en Lybie et bien entendu en Syrie.
    Nous étions peu nombreux alors, à nous élever contre ces interventions armées qui mettaient à bas des régimes autoritaires pour les remplacer par des sbires fantoches à la solde des puissances occupantes.
    Il ne fallait pas être prophète pour comprendre que les populations n’abdiqueraient jamais devant ce néo-colonialisme. Et d’occupations en répressions, en passant par corruptions et manipulations, sont nés des monstres tels qu’Al Qaïda et l’Etat Islamique.
    Tirant profit des injustices commises, et surtout de l’incursion de ces troupes étrangères considérée comme une humiliation pour la population, les mouvements Djihadistes ont développé une idéologie diaboliquement efficace au service d’un Islam Salafiste radical qui avait été bridé avec une poigne de fer à l’époque des anciens dictateurs.
    Utilisant la guérilla et la terreur les djihadistes ont occupé le terrain et mis en échec les meilleures armées du monde.
    L’Histoire moderne regorge de victoires des « plus faibles » contre les occupants étrangers. La France a capitulé devant le FLN, les USA devant les Vietnamiens, et la Russie devant les Afghans.
    En Irak, en Lybie ou en Syrie ces armées impérialistes d’une puissance incomparable, mais menant combat au service d’intérêts économiques n’avaient aucune chance contre ceux qui se battaient au nom de Dieu avec l’appui des populations locales.
    Forts de cette mise en échec des occidentaux, les doctrinaires djihadistes salafistes dont l’idéologie totalitaire a pour objectif la conquête de territoires pour y instaurer le khalifat ont vite compris l’emprise qu’ils pouvaient avoir sur les musulmans du monde entier.  
    Ils ont ainsi conceptualisé l’opposition à l’occident au nom de « l’honneur des musulmans ».
    Ils revendiquent une « civilisation islamiste originelle » et fidèle à la volonté de Dieu, se présentant comme les « pieux serviteurs » de la parole du prophète Mohamed.
    C’est avec ces arguments simples et convaincants qu’ils gangrènent les esprits des jeunes générations happées vers le chaos de ces idéologues nazislamistes.
    Voilà des années qu’ils sèment les graines de la haine dans nos sociétés, dans nos villes et nos banlieues  à la manière du sermon fait par l’imam Mohamed Khattabi le vendredi 13 Novembre 2015 à la mosquée Aïcha de Montpellier le jour où quelques heures plus tard des assassinats de masse seront perpétrés à Paris :

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    La traduction française est ici

     

    La guerre sur notre sol :

    La guerre qui se déroule n’est plus une guerre contre le terrorisme localisée dans des pays lointains mais une guerre de civilisation et les zones de combats sont les rues de nos villes.
    Les populations occidentales sont victimes malgré elles d’un fait accompli et se retrouvent dans la même situation que celles bombardées en Syrie ou en Irak.
    Même ceux qui n’ont jamais soutenu les erreurs de leurs dirigeants dans le passé, ne peuvent plus tergiverser avec cet ennemi venu en découdre dans nos contrées.
    Les leaders politiques qui se sont succédés au pouvoir sont responsables du laissé faire qui a permis aux ennemis de notre pays d’installer sur notre territoire des équipes et des bases logistiques.
    Pendant de longues années, sous la banderole « Pas d’amalgame » on a laissé des petits Goebbels noyauter nos territoires et endoctriner nos enfants.
    Parmi ces adorables bambins bretons écoutant l’Imam de leur mosquée, se trouve peut-être le prochain barbare qui arrosera les spectateurs d’un spectacle à la kalachnikov ?

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    Ceux des mouvements islamistes radicaux que l’on appelle « terroristes » sont les soldats des branches combattantes de l’arbre de l’islamisme radical.
    On nous dit qu’ils sont 30.000 sans expliquer que ces 30.000 combattants ne sont que les commandos combattants soutenus par des centaines de milliers, des millions, dans le monde entier.
    Ce bras armé et barbare ne peut exister et survivre qu’avec l’aide et le soutien idéologique et financier des « islamistes plus ou moins modérés » et notamment affiliés aux frères musulmans qui dirigent le Qatar ou la Turquie.
    Derrière ceux qui haranguent les foules avec des apophtegmes sanguinaires au milieu du désert, se profilent des intellectuels policés en costume cravate dans des bureaux feutrés à Bruxelles, Genève ou Paris. Petites barbes bien taillées, ils en appellent à la démocratie, l’humanisme et les grands principes occidentaux pour enfumer les esprits.
    Pas d’amalgame disent à l’unisson les fossoyeurs de l’Islam pour inhiber toute capacité à désigner l’ennemi. Alors que seuls les habituels imbéciles chroniques désignent les musulmans à la vindicte populaire.
    Ces intellectuels du Djihad acceptés chez nous, sont interdits de séjour, emprisonnés ou pendus en Egypte, au Maroc ou en Algérie. En occident Ils sont une « vitrine » acceptable, et préparent le terrain à l’allégeance des populations  aux idées du Khalifat.
    Leurs adeptes sont nombreux, et c’est cette population sous influence qui apportera les planques, l’aide logistique et matérielle aux « commandos djihadistes » étiquetés « terroristes ».
    De nos jours dans nos pays, les prémices ainsi que les idées de cette idéologie totalitaire sont en vogue y compris dans nos universités et grandes écoles.
    Elles sont la sève d’un tronc commun diaboliquement efficace qui démarre au travail de sape des résistances citoyennes et jusqu’aux attentats suicide.
    Les SA puis les SS n’étaient que le bras armé du régime nazi.
    Mais les SS n’auraient jamais pu émerger sans les Hitler, Goebbels et Rosenberg qui ont galvanisé les foules humiliées et avides de revanche à la suite du traité de Versailles.
    Ces leaders policés, maniant habilement la dialectique humaniste, ont insufflé la haine d’une société démocratique, d’un régime parlementaire,  des handicapés, des juifs, des slaves, des tziganes, des bolchéviques,  de la presse, etc.
    Dans cette guerre contre la civilisation occidentale chacun travaille à sa manière et avec ses méthodes pour la conquête de territoires.

    L’islam radical n’est pas un groupe « terroriste», c’est un Empire en marche avec ses différentes sections au service  d’une stratégie d’ensemble.
    Les frères musulmans sont les idéologues et politiciens, les banquiers émiratis sont les financiers et les embrigadés de l’état Islamique forment leurs Sections d’Assaut.
    On comprend mieux ainsi pourquoi la Turquie dont le pouvoir est lié aux « frères », bombarde les Kurdes au lieu de DAESH.
    Entre Erdogan et El Bagdadi l’objectif du Khalifat est commun, seuls les moyens pour y parvenir diffèrent, mais chacun travaille à sa manière pour la conquête de territoires.

    Il est évident que ceux qui comme Dominique de Villepin laissent croire qu’il s’agit encore d’un combat localisé contre le terrorisme sont au mieux des ignorants.
    Les experts occidentaux analysent en fonction d’une stratégie politico-économique.
    Ils sont semblables aux « munichois » qui entre 1933 et 1939,  pensaient qu’à l’épreuve du pouvoir, Hitler se « civiliserait ».
    Mais dans le cas d’une idéologie totalitaire comme le fut le nazisme et comme l’est l’Islam radical, ces analyses sont fausses. Pour eux, l’économie n’est pas une fin, mais un moyen uniquement.
    Défiant les Lois de la guerre et de l’esprit cartésien, en 1944, alors que sur le front de l’Est, les chars allemands n’avaient pas de carburant pour avancer et les soldats du Reich mouraient par milliers, Hitler préféra utiliser ses trains pour déporter les juifs et les massacrer plutôt que de les utiliser pour livrer l’essence et les vivres à ses propres soldats qui seront décimés. A la toute fin de la guerre, reclus dans son bunker il envoyait des enfants de douze ans se faire massacrer par les troupes russes.

    La France est attaquée par un empire envahissant qui dispose de combattants, d’infrastructures, et d’idéologues redoutables qui veulent détruire notre civilisation qui permet aux différentes religions et cultures de vivre ENSEMBLE.
    Depuis la mise en place de l’Etat d’Urgence, un nettoyage des éléments connus parmi les plus dangereux est en train de se faire. C’est un peu tard, ce sera long,  mais salutaire.
    Ce n’est qu’un début, le combat sera long jusqu’à la victoire.

    Bernard Darmon

  • One Response à “Paris Novembre 2015: La guerre contre qui ?”

    • Moyal on 19 novembre, 2015

      Très bonne analyse
      L armée dans les banlieues est indispensable sinon le combat est perdu d avance

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