• 17 janvier 2016 - Par bernarddarmon

    Se couvrir la tête par une kippa ou un autre couvre-chef n’est pas un commandement divin au contraire du talith ou Tsitsit.
    La kippa n’est pas plus un objet de culte qu’une casquette ou un chapeau.
    Se couvrir la tête n’est pas un signe d’appartenance, mais un acte qui engage, c’est un choix volontaire qu’on s’impose pour s’afficher comme respectant les commandements de la Loi Juive stricto sensu (Torah et Halacha).
    Au cours des siècles la signification sociologique du couvre-chef juif a évolué.
    Si à l’origine il désignait « les sages » comparés au peuple, il a aussi servi dans le temps à séparer les juifs des non-juifs.
    Les autorités rabbiniques imposent le port de la kippa ou autre couvre-chef lorsqu’on prie.
    Ceux qui portent la kippa ou chapeau sont des rabbins, ou des juifs orthodoxes, et le port de ce symbole religieux les engage à un comportement irréprochable.
    C’est au Moyen-âge en terre chrétienne que le port de la Kippa se rependit presque partout sauf en Allemagne.  De leurs côtés les Juifs des Pays arabes ou musulmans portaient burnous, chechia ou tarbouche.
    Comme le prêtre, la nonne ou l’imam, le porteur de kippa est présumé être le « digne représentant » de la Foi qu’il véhicule. Celui qui porte kippa, calotte ou turban se couvre d’un habit identifiable d’humilité l’obligeant à une parole et une conduite exemplaires.
    La kippa n’est généralement pas un signe ostentatoire.
    Tous les décisionnaires rabbiniques autorisent à ne pas porter la kippa dans les lieux publics ou au travail si ce signe est gênant.
    En Israël, le port de la kippa est aussi l’affichage d’un « bulletin de vote ». Si la kippa est en velours ou daim noir on vote pour les partis orthodoxes (Haredim), si c’est une kippa tricotée on vote pour les partis nationalistes religieux.
    Moins de 3% des 500.000 juifs qui vivent en France portent une kippa dans l’espace public.
    La plupart d’entre eux portent une casquette ou un chapeau  au dessus de la kippa lorsqu’ils sont dans la rue ou dans les transports publics. Ils prient souvent et jamais ne la retirent.
    Chacun  selon  son ressenti du moment, décide ou non de la couvrir ou pas pour se sentir plus en sécurité. Mais aucun n’est dupe et un rabbin ou juif orthodoxe portant chapeau ou casquette est  souvent identifiable comme juif.
    J’ajoute pour Rony Brauman aveuglé par son palestinisme acharné, que ceux qui portent kippa noire et chapeau noir sont des orthodoxes souvent antisionistes.
    Quand on est juif, quel que soit l’habit, la crainte demeure d’être alpagué par de jeunes ou vieux cons nostalgiques du bon vieux temps de l’époque lointaine ou plus proche où l’on  tabassait du youpin impunément. Quand on est Juif on le sait, ça fait partie de notre ADN 
    Rony Brauman devrait ne pas l’oublier, lui qui fut une cible du gang des barbares. Cible juive, cible sans kippa, comme l’a été Ilan Halimi.

    Je fais partie des 95% qui ne portent pas de kippa sauf à la synagogue ou quand je prie, mais je fais mes courses dans des magasins casher, je mange dans des restaurants casher et dans ces lieux, même tête nue, je deviens une cible privilégiée comme d’autres de mes compatriotes.
    On se souvient que récemment les loups nazislamistes  sont venus tuer dans une école juive à Toulouse ou dans un supermarché casher, et la casquette ou la tête nue n’empêchait pas l’assassinat.
    Dans les années 80-90 ce fut le quartier Juif de la rue des Rosiers ou la synagogue Copernic qui fut visée avec comme le disait Raymond Barre « des Français innocents » qui sont tombés, triste relent des pires préjugés.
    Mais on sait depuis le 13 novembre que tous les français sont juifs dans la tête des islamistes.

    Dans l‘affaire sordide de l’adolescent musulman qui a voulu tuer à la machette un professeur portant kippa, il ne devrait pas y avoir débat.
    Si une nonne, un prêtre, une femme portant foulard, un moine bouddhiste ou un Sikh enturbanné étaient agressés parce qu’identifiés pour leur croyance,  ils devraient être défendus, c’est le fondement de la vie en société. Reconnaître à l’autre le droit de croire.
    Le problème est qu’en France en 2015, de jeunes musulmans qui sont malheureusement de plus en plus nombreux, pensent commettre un « acte de résistance » en s’attaquant à la machette au pistolet ou la kalachnikof à des juifs uniquement parce qu’ils sont juifs.
    Un prêtre, une nonne, une femme portant foulard, n’ont heureusement pas encore été attaqués à la machette, mais pour combien de temps.
    Est-ce le problème des juifs ? Est-ce de la faute à ceux qui portent une kippa?
    Ceux qui portent Kippa ne seraient-ils pas français, c’est ce que suggère Eric Zemmour  qui se sent investi du rôle de donneur de leçons d’identité française.
    On sait depuis longtemps que l’antisémitisme est le miroir du Monde, et le symptôme annonciateur des pires maladies de l’humanité.
    Les Français juifs assassinés par Fofana, Merah et Koulibaly furent les sacrifices précurseurs des centaines de victimes qui suivirent le 13 novembre.
    A suivre…malheureusement.

    Bernard Darmon

     

    Les interventions de Zemmour et Brauman :

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