• 26 juillet 2016 - Par bernarddarmon

    « Je suis Charly », « Je suis Juif » « Je suis Flic » « Je suis Paris » « Je suis Français» « Je suis Nice » « Je suis Chrétien » « Je suis Allemand » « Je suis Israélien » « Je suis Gay» « Bring Back our girls » « Je suis Bruxelles » et j’en oublie, mais je ne suis plus d’humeur.
    Sur les lieux des massacres, des fleurs, des nounours, des petits mots, des drapeaux, des poèmes écrits par de pauvres gens affolés, horrifiés, écœurés, révoltés, terrifiés.
    Après chaque attaque, attirés par le sang, les flashes des photographes et les micros tendus, les responsables politiques accourent mine déconfite et larmoyante.
    Ils viennent participer au show macabre. Ils transpirent la (fausse) compassion et l’indignité avec en ligne de mire une réélection ou un meilleur score dans les prochains sondages.
    Pas question d’honneur, l’idée de démissionner ne les effleure même pas. Chez ces gens-là, on ne fait pas de politique, non on n’en fait pas,  on gère le maintien au pouvoir ou la prise du pouvoir aux prochaines élections.
    Car chez ces gens-là, on ne peut pas être coupable puisqu’on est irresponsable.

    Ils sont venus, ils sont tous là sur les plateaux des journaux télévisés en continu : Les spécialistes des prises d’otages, de l’islamisme radical, des camions de plus de 15 tonnes, des kalachnikovs enrayées,  des bombes artisanales avec des clous, des youpins, des pédés, des caricaturistes, des débiles mentaux, des interventions de police, de la guerre, de la surveillance d’Internet, de la vidéosurveillance en milieu urbain et aquatique, du droit, du gauche et des droits des gens, de la liberté de se faire laver le cerveau, des prisons pour voleurs de pommes ou violeurs d’enfants, des fichés S, X ou Z, des bracelets électroniques qui ne servent à rien, des barbouzes et contre barbouzes, de la guérilla dans une salle de concert, ou de l’abattage à la hache d’un couple devant son gosse.
    Ce sont des intellectuels mais ils ne savent rien, ils s’écoutent parler, font des bons mots, se congratulent et se retrouvent au prochain massacre.   
    « On ne peut pas dire la vérité à la télé, il y a trop de monde qui regarde » disait Coluche.
    Show must go on.

    La spirale du pire.
    Les salafistes radicaux ou autres islamonazis ont mis en place une technique de guerre qui ne nécessite aucun quartier général, aucune armée entrainée, aucune hiérarchie, aucun armement, aucune limite géographique dans le champ de bataille, aucune logistique.
    Sans planification ni ordre, n’importe qui, fiché S ou inconnu au bataillon, croyant ou pas, de préférence dégénéré, homo refoulé, armé d’une hache, d’un couteau, d’une paire de ciseaux, d’un camion ou d’une arme, peut racheter son âme et faire de son massacre une victoire de l’Islam salafiste sur les infidèles.
    Ces boucheries perpétrées par des nationaux sur leur territoire comme en France, en Belgique ou aux USA ou par des immigrés ou demandeurs d’asiles va provoquer une insurrection générale.
    Pour lutter contre cette technique de guerre, nos « spécialistes » n’ont aucune parade.
    On met des militaires dans nos rues, on bombarde un peu plus les positions de l’Etat Islamique en Irak ou en Syrie en sachant bien que ça ne pourra contrecarrer le passage à l’acte des dizaines de milliers d’aficionados potentiels
    Face à cette situation de guerre ingagnable, face à un système économique global qui fabrique toujours plus de pauvres,  face à une classe politique complice des journalistes et inversement, qui fait le show selon le scénario des multinationales, j’ai bien peur que nous glissions inexorablement vers le pire.

    Bernard Darmon

  • One Response à “Chronique de guerre : Juillet 2016. « Je suis…pessimiste. »”

    • Darmenco on 26 juillet, 2016

      L’horreur est sous nos yeux et le pire nous guette.
      A ton inventaire, Bernard, il faut ajouter Saint-Etienne-du-Rouvray depuis ce matin.
      Il est dramatique de voir à quelle vitesse les « dirigeants » français basculent d’un optimisme béât (fin de l’état d’urgence) à une affliction préfabriquée et guignolesque.
      Comment allons-nous nous en sortir ?
      « Je suis triste » – « Je suis inquiet » – - -

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