• 2 mars 2017 - Par bernarddarmon

    Tout le monde connait UBER, cette plateforme qui a ruiné la vie des taxis dans le monde entier.
    Son nom est devenu le symbole de la mondialisation, on parle de l’ubérisation de la société.
    Les patrons d’Uber ont créé une plateforme Internet associée à une application mobile pour mettre en relation des chauffeurs non-salariés pour servir de taxi à des demandeurs.
    L’utilisateur paye la plateforme qui fixe le prix et garde 20% du prix payé.
    La société UBER créée en 2009 à San Francisco, qui sévit dans plus de 300 villes du Monde, est valorisée à plus de 50 milliards de dollars.
    Pour capter le marché devant des concurrents qui ont mis en place le même modèle de développement, , les prix qui sont fixés par la plateforme baissent au fur et à mesure du temps.
    Ces chauffeurs qui pensaient avoir trouvé un métier qui perdure sont devenus des esclaves modernes qui travaillent de plus en plus pour gagner de moins en moins. Ils sont passés du statut de travailleur indépendant à celui d’esclave moderne endetté, obligé de travailler sans compter sous peine de faillite.
    Ces esclaves modernes gagnent bien moins que le SMIC comme l’atteste les enquêtes sur ce sujet.

    Compte tenu de l’enrichissement de cette entreprise, Uber est devenu un modèle de développement pour les financiers en mal de placements.
    L’objectif est de canaliser la demande pour récupérer un pourcentage non négligeable du chiffre d’affaire réalisé par des pans entiers de l’économie.
    Les anciens acteurs de ces marchés ciblés passent sous le joug de ces plateformes intelligentes.
    Les gens qui travaillent pour ces plateformes ne sont pas salariés.
    Ils sont chauffeurs, plombiers, serruriers, électriciens ou autres : Ils sont travailleurs indépendants ou auto-entrepreneurs, ils paient leur assurance, leur protection sociale, leur voiture, leur carburant, leurs outils, leurs contraventions.
    Ils travaillent pour un prix qu’ils n’ont pas fixé.
    Et cerise sur le gâteau pour les métiers du bâtiment, ils sont responsables des travaux effectués chez les clients et assurent un service après-vente qui leur est parfois imposé.
    De son côté la plateforme retient 20% ou plus des sommes payées par le client final.
    Concernant la mise en relation de « professionnels » du bâtiment les plateformes de type « Uber » sont de plus en plus nombreuses et bénéficient d’investissements lourds. Les médias ne cessent de leur faire de la publicité puisqu’elles appartiennent aux mêmes actionnaires, banques, assurances, groupes de BTP.

    Le mythe est que l’on fait croire au client final que c’est son intérêt. Mais les particuliers sont-ils gagnants ?
    A court terme, on pourrait le penser puisque les prix fixés par les plateformes sont positionnés dans la fourchette basse du marché pour attirer les demandeurs.
    Cependant, avec le temps, les plateformes se concurrencent entre elles, et le vecteur prix ne cesse d’être utilisé à la baisse pour maintenir captifs les clients finaux.
    C’est ainsi qu’avec le temps, les produits utilisés par les professionnels seront forcément de moindre qualité, et lorsque les prix continueront de baisser, ce ne sera plus un professionnel aguerri qui fera les travaux, qui vous conseillera, qui apportera son savoir, mais un homme robot conditionné pour faire le minimum puisqu’il aura accepté de travailler à des tarifs exceptionnellement bas.
    Les entreprises indépendantes, réputées pour leur savoir-faire, leurs conseils, leur fiabilité , tous ces artisans qui vivaient normalement de leur travail, qui prenaient des risques mais étaient aussi récompensés pour ça, qui embauchaient des apprentis qui devenaient des compagnons spécialisés, tout ce monde attaqué par ces plateformes risque de s’écrouler.
    Ils fermeront leurs portes les uns après les autres.
    Des milliers d’artisans sérieux se paupériseront autant qu’une poignée d’investisseurs s’enrichiront de façon éhontée.
    C’est le casse de tous les temps qui permet le transfert de richesse d’un grand nombre vers quelques-uns.

    Devant cette situation, il faut agir sur deux axes :
    – Regrouper les professionnels sérieux dans des réseaux puissants sur Internet.
    – Mutualiser les efforts de communication pour valoriser ces réseaux.
    – Communiquer vers les consommateurs pour qu’ils ne participent pas à ce hold-up.
    – Alerter les pouvoirs publics pour qu’ils taxent lourdement ces sociétés comme ils le font avec les casinotiers ou les tenanciers de maisons closes en Allemagne ou en Espagne..

    Bernard Darmon
    http://www.capital.fr/bourse/actualites/dans-une-video-le-patron-d-uber-pris-a-partie-par-un-chauffeur-ruine-1210635

    http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/operation-verite-sur-les-revenus-des-chauffeurs-uber-957841.html

     

    http://www.dailymotion.com/video/x5djyya
  • One Response à “L’ubérisation c’est quoi ?”

    • zeev on 2 mars, 2017

      Le nom de cette societé ne tient pas du hasard.
      Über.
      Les paroles de l’hymne allemand nazi débutaient par:
      Deutschland, Deutschland Über alles.
      ( Allemagne, Allemagne au dessus de tout)
      La Republique Fedérale a bien sur changé les paroles, mais a gardé la musique.
      Il parait évident que le choix par le fondateur de la Societé Uber du nom de son entreprise, ne peut que nous laisser dubitatif quant à sa volonté de tout écraser sur son passage, comme le faisait l’Allemagne hitlerienne.
      Et pour ses méthodes, on est très proche du Blitzkrieg.

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